La visualisation (partie 2)

Pacquiao en séance de shadow boxing

Pacquiao en séance de shadow boxing

Voici la deuxième partie de l’article sur la visualisation qui traitera de l’entraînement à la visualisation pour les pratiquants d’arts-martiaux et les combattants, mais aussi pour tous les sportifs.

Voici une liste d’exercices à réaliser en vue de progresser dans l’imagerie mentale qui amènera à l’amélioration technique du combattant, à optimiser ses performances et à une plus grande maîtrise des émotions ainsi qu’une plus grande confiance en soi

1er EXERCICE: RECREER UN ESPACE

Ce premier exercice permettra à l’athlète de mettre un premier pas dans le monde de la visualisation. En effet, pour que l’imagerie soit bénéfique dans n’importe quel art martial, il faut en comprendre les bases et savoir les appliquer. On ne visualise pas seulement avec des images, on visualise également à l’aide des sensations (odeurs, température de l’espace, humidité ou non, etc…) et des sons. Ainsi, quand on visualise, il faut tenir compte des modes visuels (images), auditifs (les sons) et kinesthésiques (sensations) pour améliorer son entraînement mental.

  • 1ère étape (à réaliser dans sa chambre):

– On commence l’exercice en fermant les yeux et en se focalisant sur sa respiration.
– On recrée ensuite mentalement sa chambre, et on porte notre attention sur les sons, les odeurs qui se dégagent de la pièce, tout en restant concentré sur l’image de la pièce, l’emplacement des meubles, des objets, etc… S’il est difficile de recréer l’espace, on peut ouvrir les yeux et les refermer ensuite, afin de se remémorer l’endroit et ajouter les plus infimes détails afin de progresser.
Lorsque l’on a réussi à maîtriser l’exercice, on s’exerce ensuite à recréer des endroits que l’on connaît sans forcément y être.

  • 2ème étape:

Visualiser un trajet vers la salle de sport est un excellent moyen de progresser dans la pratique de la visualisation, en y apportant tous les détails du mode visuel, kinesthésique et auditif, comme précédemment décrit lors de la première étape. On réalise le trajet mentalement en mettant l’accent sur le moindre détail du parcours.

2ème EXERCICE: LE SHADOW-BOXING

Le shadow boxing est une des méthodes les plus faciles pour s’exercer à la visualisation.
Pour commencer l’entraînement à la visualisation grâce au shadow boxing, on commence à s’entraîner face à une glace. On choisit un premier enchaînement que l’on reproduira face à une glace, que l’on répétera une bonne trentaine de fois en s’appliquant bien sur la technique, et en notant bien tous les détails qui semblent important sur la technique: posture du corps (partie visuelle), muscles sollicités (pour la partie kinesthésique), transfert du poids, bruit de la frappe qui fend l’air, etc… Après avoir fini cet enchaînement, prendre 1mn pour visualiser la technique permettra d’enregistrer l’image de la technique qui sera utilisée lors de l’entraînement à la visualisation, mais en même temps à améliorer sa technique par… la visualisation!!!

3ème EXERCICE: TRAVAIL AU SAC ET SPARRING

Même principe que lors du deuxième exercice au shadow-boxing, le travail au sac et le sparring serviront à améliorer la qualité de l’entraînement à la visualisation, mais également à améliorer sa technique par la visualisation, l’un n’allant pas sans l’autre.
Comme précédemment, choisir une technique que l’on reproduira sur le sac ou face à un adversaire, noter tous les détails de la technique et les visualiser durant une bonne minute (soit environ le temps de repos).

Après avoir pratiqué ces 3 exercices durant environ quatre semaines, l’entraînement à la visualisation semblera plus facile et l’on pourra commencer des visualisations beaucoup plus poussées (visualiser son game plan avant le combat, se voir prendre l’ascendant sur son adversaire, etc…), qui permettront soit d’améliorer sa technique, soit de développer le mental du combattant en apportant à l’athlète une plus grande confiance en soi.
L’optimisation des performances techniques de l’athlètes par la visualisation est aujourd’hui l’entraînement supplémentaire qui permettra au combattant de pouvoir s’entraîner n’importe où, n’importe quand, quelque soit son état de fatigue.

(article paru sur le défunt site d'AKATSUKI47)

A propos Jack Hammercore

"Il n'y a que la vérité qui blesse"... Non, y'a mon poing dans ta gueule aussi!
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2 commentaires pour La visualisation (partie 2)

  1. Graseil dit :

    Un plaisir de voir de nouveaux articles sur votre blog !

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