Pourquoi j’ai arrêté l’aïkido

Je reprend ici la forme d’un message qui a été posté sur un forum d’Arts-Martiaux francophone (Kwoon) par un pratiquant déçu. Je l’ai passablement modifié, mais j’étais d’accord avec la grande partie de son message. Par-contre. je ne prends pas un compte ici les rares styles qui m’ont paru avoir un grand intérêt martialement parlant (comme l’Aïkido-Yoshinkan ou le Realni-Aïkido), mais de l’aïkido moderne en général (genre l’aïkikai). Alors…

Pourquoi j’ai arrêté l’aïkido ?

Parce que ça tournais trop en circuit fermé – rare étaient ceux qui :

– avaient déjà un bon niveau en autres choses
– continuaient parallèlement d’autres pratiques
– souhaitaient devenir vraiment bon en aïki : confronter les théories à la réalité, faire des recherches sur d’autres attaques que celles qui se pratiquent en aïki, remettre en cause certaines certitudes de l’aïki, etc.

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Parce que la compétition existe trop à mon sens sur le tatamis ; au moins ailleurs, on sait qui est le meilleur dans des règles données. Là, je trouvais ça malsain.

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Parce que l’hypocrisie ambiante me tapait sur le système : comme écrit plus haut, ça crachait sur tout ce qui pouvait être compétition/comparaison, et à côté, chacun essayait de mieux appliquer sa technique que l’autre…

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Parce que 90% des techniques me paraissent inefficaces martialement parlant. J’avais proposé plein de fois de travailler contre de vrai attaques, et même de travailler les attaques, mais personnes n’a voulu jouer avec moi.

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Parce qu’entre théorie et pratique, je sens trop d’écart.

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Parce que le registre est trop limité que j’aime les coups de boules, le combat au sol, le couteau, etc.

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Parce que l’image d’Ueshiba monte à la tête de beaucoup, en pleine transe d’identification.

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Parce que j’aime pas le hakama (même si c’est classe de l’extérieur).

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Parce que dehors, c’est pas du tatamis.

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Parce que les mouvements sont trop amples par-rapport à ce qui ce fait en Jiu-jitsu ou Sambo, et chez eux, c’est tout aussi efficace (en fait, c’est beaucoup plus efficace).

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Parce qu’il y a trop d’ancien 3ème ou 4ème dans bourrés de prétentions qui veulent à tout prix garder leur ascendant sur des petits jeunes… alors qu’ils bossent en biaisant la pratique.

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Parce l’aïkido dans une rame de métro, faut se lever de bonne heure.

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Parce que j’ai trouvé mille fois mieux.

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Parce que si j’en étais resté là, je ferais toujours un tsuki (coup de poing) à deux tatamis d’écart, en glissant, en tombant à moitié en avant ; comme dirait Henry Plée, il faut être au moins 2ème ou 3ème dan d’aïkido pour attaquer aussi mal…

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Parce que les licences, les fédérations, ça m’emm…

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Parce qu’un sabre ne se manie pas dans un combat à mort avec le pied avant ouvert et avec les deux épaules de face.

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Parce que l’étude du Kali et du couteau est bien plus approprié à notre époque.

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Parce que la théorie, c’est bien, mais qu’au bout d’un moment faut passer à la pratique.

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Parce que j’ai appris à respirer avec le MMA et la course à pied – pas avec l’aïkido (hahaha).

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Parce que j’ai eu l’air con en arrivant dans d’autres disciplines en croyant être spécialiste des clés.

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Parce que j’aime frapper les genoux des gars avec mes pieds.

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Parce que le suwari waza, ça te flingue les genoux.

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Parce que la philosophie d’essence shinto-indienne qui soutend l’aïkido (idée de l’union avec le  » grand tout « , immanence du divin dans l’essence des choses, etc.), est une erreur métaphysique épouvantable.

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Parce que les théories à 2 francs le quintal d' »immersion du ki personnel avec l’énergie universelle » cités ci-dessus, ça crée des autistes en puissance.

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Parce que la volonté de faire fi des passions et des sentiments humains (plutôt que leur canalisation) est négateur de la nature humaine (et ça aussi ça crée des autistes).

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Parce que ce qui est montré dans cette vidéo à propos de l’aïkido est malheureusement, au contraire d’autre discipline, une généralité bien réel :

NON MAIS C’EST DES MONGOLES QUI ATTAQUENT OU QUOI ?!?!

Rhâââ… ça défoule !!!

A propos Jack Hammercore

"Il n'y a que la vérité qui blesse"... Non, y'a mon poing dans ta gueule aussi!
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8 commentaires pour Pourquoi j’ai arrêté l’aïkido

  1. saifong dit :

    J’ai comme l’impression que sa ne t’a pas plu lol

  2. Frank Hammer dit :

    Si si, détrompes-toi ! J’en ai fais près de 6 ans (aiki-jutsu compris, je garde un meilleur souvenir de cette discipline là d’ailleurs), et j’ai été fervent défenseur de l’Aïkido. Mais l’évolution actuelle a finis par me dégoûter, et au moment où j’ai touché au « contact », MMA, lutte, VRAI self-defense, … j’ai compris que j’avais partiellement perdu beaucoup de temps…

    Partiellement, car les points positifs c’est que ces 6 ans m’ont quand même permis d’avoir une bonne connaissance des déplacements, des mouvements, des clés, du corps en général, etc. Mais j’aurais très bien pu le faire ailleurs : d’où mon dégoût actuel de l’aïkido, de son état d’esprit en général, de son invraisemblance martial, de l’auto-suffisance de la majorité de ses pratiquants, etc.

    Beaucoup de chose quoi !

  3. AlpiN dit :

    Je proteste, a 3min34, c’est pas de l’aikido, c’est de l’hapkido, nuance de taille. Bon ok la vidéo est pas tellement plus réaliste (défense face à un flingue), mais, ce sont des swats coréens, qui utilisent l’hapkido pour la protection des personnalités, donc c’est logique d’entrer dans ce type d’exercice.

  4. ippo dit :

    Je pense que le problème de la plus part des arts martiaux traditionnel c’est que c’est traditionnel🙂 Ils n’évoluent pas, alors que ces 10 dernières années il y a eu une explosion de nouveau style de combat utiliser des techniques scientifique et non folklorique.

  5. Frank Hammer dit :

    Des arts-martiaux de spectacle complètement mystifié tu veux dire ! Pour autant, il y a un ou deux styles que j’apprécie bien ; je n’insinue pas qu’ils sont des panacées énorme de combat, mais ils inculquent au pratiquant une bonne gestion de l’espace ambiant et des possibilités de clefs et de déplacement. Bien entendu, ça ne se pratique pas seul si on veut être efficace.

    Je ferais un ou deux article là-dessus.

  6. yoseikan dit :

    j’ai éclaté de rire à plusieurs reprise en te lisant, c’est trop bon. je suis d’accord avec toi sur tous les points alors que je garde un profond respect pour cet art de déplacement, de maitrise des centres de gravités, et d’apprentissage des points vitaux.
    la vidéo est risible un peu aussi.
    quant aux variantes, il y a l’aïkibudo et le yoseikanbudo aussi, deux derivés par minoru moshisuki père de ces arts récents et beaucoup plus en relation avec la pratique en confrontations réelles voir en compétition.

  7. Jambonot dit :

    Moi je pense tout simplement que tu étais dans un club de merde.
    Au contraire, l’aïkido doit être ouvert à tous, et le fait qu’il ait de la compétition entre les pratiquants montre bien la pauvre qualité de ton ex-dojo, d’où je comprends tes critiques.

    Niveau technique, si j’ai bien lu tes remarques, je ne pense même qu’on peut qualifier ton ex-club de club « d’aikido ». Les maîtres sont censés être à l’écoute des élèves, et les miens sont toujours ouvert à toutes remarques ou pensées nouvelles.

    Chez nous il n’y a pas de problème de diplomes, de licences blablabla. Tu pratiques, tu reçois des grades et puis c’est tout.

    Sinon, en aïkido c’est la mentalité du « minimum de mouvements pour un maximum d’efficacité » donc pas de mouvements inutiles. Le fait que tu en ais vu montre bien que tu étais dans un club pourris.

    Désolé pour toi que cela t’ait dégoûté, car c’est un super AM.

    Bien le bonjour chez vous.

  8. JS dit :

    Moi aussi j’ai décidé d’arrêter l’aikido. Du moins en France. la guerre entre les fédés et les « clubs » où chacun défend son point de vue et décerne des grades sans se soucier de la réalité, avec peu de rencontre inter club…j’ai même été dans un club où l’on tenait des stats sur le nombre de gradés!! Comme si c’était le but! Je ne vous raconte pas l’Ego de certains des pratiquants. le regard méprisant, la violence sous jacente qui se révèle dans la pratique, et ce à tous les niveaux! Un mal de vivre en somme….

    Pourtant je pense qu’à haut niveau, c’est un des meilleurs AM qui soit. Certes, si vous êtes que 1er dan (soit « débutant », après 8 ans de pratique), ne vous attendez pas à vous défendre dans le métro, ce n’est pas le but à ce niveau là.
    C’est bien cela le malheur de cet art à l’heure actuelle. il n’est pas adapté -et ne l’a jamais, ni n’a voulu l’être- à un monde où la compétition domine. Il ne vise pas à « être le meilleur »,il vise à « demander à son ennemis de vivre ensemble en partageant » Et pourtant, des versions « hard » servent dans les forces de police du monde entier, y compris dans la pénitentiaire.

    L’idée de l’aikido est donc bien au départ politique, à mon sens, du moins, tout autant que de se construire individuellement. Il correspond à une époque. De fait de nos jours, certains le pratique pour trouver  » un équilibre ». Merveille! on évolue plus ensemble, on évite de couler!

    Et c’est bien cela qui manque à ce jour, de la profondeur et de l’approfondissement collectifs. Le fondateur, O sensei, donnait autant des cours de pratique que de philosophie! L’aïkido de nos jours reste juste un « sport de combat » avec un verni de spiritualité plus ou moins partagé par les membres. On fait des courbettes devant l’ancien, le vénérable, on fait des stages, on se rencontre entre pratiquants dans une bonne humeur partagée. c’est cool! Puis chacun repart chez soi, se pose 10000 questions sur sa pratique, garde de bons souvenirs, se questionne sur ses capacités, rapporte dans son club ce qu’il a appris… Mais les grades n’ont qu’un sens limité en terme de construction du citoyen. Certes, être tel ou tel grade doit logiquement donner une responsabilité à son possesseur, mais le nombre de gradé augmentant, et la société occidentale se détériorant, il apparait que l’Aikido ne joue pas le rôle qu’il devrait lui revenir et qui était son but premier. Au japon, il fait parti du ministère de l’éducation. En France, il fait parti d ministère des sports.  » bougez et mangez 5 fruits et légumes par jours ».
    Est-ce la faute à l’aiki? A ses pratiquants? Non, je en crois pas. O Sensei avait une vision de la martialité qui correspondait et essayait de répondre à son époque, un monde en profonde mutation, dont les piliers s’effondraient. Un monde en liquéfaction en terme de responsabilité d’entre soi, un monde au carrefour entre tradition et modernité. Lui qui avait grandit dans une région des temples avait une appétence à l’élévation spirituelle plus qu’à la compétition dont il avait vu l’effet destructeur par la seconde GM.
    Certes si vous cherchez un AM guerrier comme l’auteur du premier post, l’aikido n’est pas pour vous. Hélas dans notre monde, il est de moins en moins adapté à la réalité.
    J’ai rencontré de belles personnes dans cet AM. Mais dernièrement, j’en ai aussi entendu des tristes: des regrets de ne pouvoir « faire carrière », des hauts gradés dont les comportements allaient l’encontre de leur statut, des « générations sacrifiées » et au final beaucoup de gens qui pratiquent comme on boit, c’est à dire par habitude.
    Est-ce leur faute? Non. Ce sont des gens bien, humains qui souhaitent le meilleur, mais qui vivent au sein d’un occident salit et avilie tout ce qu’il touche au quotidien. D’un art politique, aux portes- tout comme au coeur – de l’éducation populaire à la sortie de la guerre, il est devenu un AM bon enfant, où le bourgeois moyen va s’étirer la colonne en roulades. l’esprit sur le tatamis est excellent, les gens sont sympas les repas fantastiques…mais après? Quel lien avec la société?

    Certes chacun par sa construction et évolution personnelle par l’aikdo devrait la transformer et pour une part, la transforme, c’est vrai. un aikidoka, a de part sa pratique même un regard différent sur autrui. L' »autre » quelque soit son comportement, reste un possible à aimer et non à conquérir.

    Je crois donc profondément que c’est de ce point là qu’il faut comprendre le besoin de compétition de beaucoup de gens en AM: Le fait que, par atavisme la confrontation à la réalité par la compétition est, et reste pour beaucoup, un élément de conformation personnelle de la participation individuelle à la société, de sa capacité à exister et non à faire semblant. Et l’on existe toujours par rapport à autrui, le plus facile étant de créer à ce titre une échelle de valeur identitaire. « Je suis tel grade car j’ai gagné tel combat » et non « je suis tel grade car j’ai réussit à faire de tel ennemi mon allié ».

    L’aïkido est un excellent AM. Mais à notre époque, en France, il est sclérosé. Dans cet AM on parle d' »être flexible », de « laisser passer », de « créer un vide », de « ne pas s’opposer », tout ce qui, dans le domaine politique et économique revient de nos jours à être des non citoyens, des moutons finis, se repaissant de leur image, de leur petite laine de consommateur bien chaude et rassurante…En somme, ce qui avait un sens du temps de O Sensei est en train, comme beaucoup de chose d’être viciée. Est-ce la faute des aikidokas? Non, je ne pense pas, ils ont conscience comme tout un chacun que les choses ne vont pas autour d’eux, et je ne pense pas qu’ils fassent en ce qui concerne cet AM, le rapprochement que je me permet ici. Certains le trouveront stupide, et inadéquat. Effectivement, pour celui ou celle qui résonne en terme traditionnel et individuel, il n’a pas lieu d’être.

    Mais pour ceux qui résonnent en terme social, il est au contraire extrêmement pertinent. La recherche de la compétition -hélas entre personnes, mais les AM se situent tous à ce niveau là- montrent encore une fois la volonté individuelle quasi naturelle d’exister par rapport à l’autre dans un rapport de force primal. (je tiens mon statut de ma capacité à rabaisser le tiens, à montrer que autrui ne le vaut pas, à moins qu’il me batte à son tour, etc…) Il eut été intéressant, au lieu de « juste » canaliser et endormir cette énergie dans des relations bon enfant, de les développer dans une dynamique supérieure, comme cela fut le cas par le passé, où toute les conquêtes sociales se sont prises par la lutte, et non par la flexibilité, le laisser faire.

    Étrange AM que l’aïkido français d’aujourd’hui, qui ne se remet pas en question face à une société oligarchique qui retourne avec brio, elle, les termes de l’aïkido contre lui et ses velléités premières d’un monde meilleur, plus humain, fait de partage et , disons le, selon les propres termes d’O Sensei, d’amour?

    Vous avez dit flexi-sécurité? détourner la force de l’adversaire (médias mainstream)? Chuter et se relever ( banalisation de la perdre d’emploi et de la nécessité d’en retrouver un)? « laisser faire » (M. Friedman)? Qui du patron du CAC 40 ou du pratiquant d’aïkido a le mieux et le plus rapidement compris cet état d’esprit?

    l’Aikdo serait il involontairement devenu son propre antéchrist? L’aikido serait il devenu le fer de lance involontaire du modèle libéral?

    De fait la lutte, le combat social se porte de nos jours à un niveau jamais égalé. Dans un monde où imperceptiblement, les consciences sont manipulées dans une rhétorique diffuse qui retourne et renverse les valeurs constitutives de toute vie en société, (Cf  » la vie liquide » de Bauman 1996) et où les énergies combattives sont annihilées « de fait » dans le vide créé par une volonté de pacification et d’anesthésie sociale confinant depuis fin 1945 (et surtout 1992) à l’hystérie au sein de la classe dominante, dans un but de bénéfices de moins en moins partagés, l’aïkido a un rôle et une responsabilité éminemment citoyens à jouer. Faire juste des jolies figures sur le tatami n’a plus aucun intérêt dans une société qui se nécrose, si ce n’est être la preuve de l’aveuglement moutonnier des pratiquants. Faire de l’aïkido pour faire de l’aïkido -ou faire carrière dedans comme j’ai pu l’entendre- n’a jamais eu aucun sens. Il est nécessaire de l’incorporer dans une dynamique d’éducation populaire, comme se fut le cas au départ, sans véritablement en avoir conscience. Que l’on sorte les maitres de leur dojo, et qu’ils aillent pratiquer avec des délinquants (expériences déjà réalisées), des écoliers, des mendiants, des extrémistes de tout poils, des mères isolées etc… qu’ils se forment aux sciences sociales et à la philosophie, à la religion, et qu’ils apprennent à partager ce savoir, qu’ils le vulgarisent, et que l’on décerne donc des grades AUSSI sur des cours de socio, de philo, d’économie, et de droit autant que sur la pratique, et cet AM retrouvera toute sa dignité. L’aikido, c’est « prendre soin ».

    Le grade, quel qu’il soit n’a ainsi aucune importance, si il ne donne pas à son détenteur une responsabilité de faire bouger les choses dans la société.
    Beaucoup de pratiquant l’ont compris, et sont attristés des errements de leurs dirigeants fédéraux et des luttes entre les écoles, etc… mais en France, l’aikido reste encore enfermé dans un modèle social hérité du XVIIIème sciècle et des traditions édifiantes de l’extrêmisme des samourais, fait de relations de cours, de force, de dogmatisme et d’ego, le tout amalgamé dans une administration française et des fédérations autistes au possible.

    Qu’importe mon grade, si mon voisin est au chômage? Dois-je rester flexible et tout accepter? Comment égaliser un rapport de force dans une société qui ne donne pas les même armes à tous, où tout le monde ne se bat pas avec des personnes de SA catégorie? Pensez vous réellement que le petit salarié peut se permettre de « laisser faire » son patron, lui proposer du vide? qu’il puisse le faire chuter simplement, en utilisant sa propre énergie Pensez vous que les salariés d’Air France puissent agir ainsi? que le « dialogue » est possible réellement avec les patrons? (hooo, Messieurs les patrons ce n’est pas bien, voyez le mal que vous faites!!! )
    l’aïkido utilise la force de l’adversaire pour le renverser. Comment faire pour transférer cette logique dans une lutte des classe de plus en plus amorphe aux conséquences désastreuses de plus en plus exacerbées?

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